Miami Beach est une île avec une très longue plage de sable blanc. Une à deux rues intérieures la parcourent du Nord au Sud. Le même dispositif de principe se prolonge sur plusieurs dizaines de miles : océan Atlantique / plage / tours / route / ilots bas / tours / quais / Baie de Miami. La plage et les quais sont accessibles ou non, selon les cas et selon les programmes immobiliers. Des variations se produisent bien-sûr et se glissent parfois une voie publique et un parc entre la plage et le premier front. Plusieurs séquences du nord vers le sud : North Beach, Mid Beach et South Beach.
L’accès principal à l’île se fait par la MacArthur Causeway depuis le Downtown. Au point d’arrivée de ce boulevard est installée une de ces variations fameuses évoquées plus haut : la route du littoral de Ocean Drive.
Ocean Drive est un oasis, un Ibiza américain. La population de cette avenue est un spectacle en soit : éphèbes bodybuildés, fils de famille friqués et nonchalants, nymphes échappée d’un tournage de film pour adultes, rappeurs blings-blings, touristes à banane, jeunes de banlieue franciliens… Tout ce qui roule et épate se retrouve sur la chaussées et une musique sourde sort à plein tubes de larges décapotables rose bonbon qui avancent au ralentis. Sur les terrasses les daiquiris et mojitos sont servis dans des seaux.
"Tu verras à Miami ce qui est bien c’est le quartier Art-Déco" nous avait-on dit. Et c’est vrai que ce dernier est bien là. Souvent très beau et bien conservé il a parfois subis des outrages. Sur Lincoln road une façade historique des années 20 cache tant bien que mal la méga-structure d’un parking. Ailleurs il est abandonné, partout il a été copié et les bâtiments post ou néo-modernes pullulent.
Plus au nord l’avenue devient un parkway, les densités et les typologies deviennent chinoises, la plage n’est presque plus accessible. Miami Beach est une destination de vacances globale.


