Affichage des articles dont le libellé est Houston. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Houston. Afficher tous les articles

samedi 23 juin 2012

"The Heights" Houston

Monter et descendre en voiture le long du Heights Boulevard ; histoire de ne pas quitter Houston sur une mauvaise impression.

Le quartier a été planifié par un entrepreneur privé comme un ensemble résidentiel et paysager dès 1891. Comme le Coral Gables de Miami ou le quartier de Royal Oaks à Houston, le temps et un double principe de sédimentation urbaine et végétale a fait son oeuvre.
Quartier pauvre dans les années 1970, le quartier est aujourd'hui en cours de gentrification. Les maisons sont plus demandées et les prix montent.
Sous les frondaisons, dans le silence de ce quartier arboré, Houston cesse soudain d'être une caricature d'elle-même.



Extrait de la notice wikipédia
"Houston Heights (often referred to simply as "The Heights") is a community located in northwest-central Houston, Texas (USA). "The Heights" is often referred to colloquially to describe a larger collection of neighborhoods adjacent to and including the actual Houston Heights. However, Houston Heights has its own history, distinct from Norhill and Woodland Heights.
[...]
By 1891 millionaire Oscar Martin Carter and a group of investors established the Omaha and South Texas Land Company. The company purchased 1,756 acres (7.11 km2) of land and established infrastructure, including alleys, parks, schools, streets and utilities. When Houston Heights was founded, it was a streetcar suburb of Houston which attracted people who did not wish to live in the dense city. It had its own municipality until the City of Houston annexed the Heights in 1919.
After World War II industrial interests moved into the Houston Heights. Marilyn Bardsley of Crime Library stated that the Houston Heights became "decrepit" and "tired" after World War II.In the 1970s the Houston Heights was considered to be a low income area of the city.
 [...]
Since the 1990s, and similar to other parts of Houston inside the 610 Loop, the Heights has experienced gentrification, a process ongoing to this day, as young highly-paid professionals (many of whom work in Downtown Houston) have flocked to the area, purchasing and renovating some of the historic homes (and demolishing some of them to build newer, upscale housing, much to the dismay of neighborhood preservationists)."

vendredi 22 juin 2012

Sea shore at Galveston

Sur l'île de Galveston, on voit la mer.
On voit même plus précisément les eaux sombres du golfe du Mexique et à l'horizon, les super-tankers qui croisent entre les plate-formes pétrolières.
Une voie très large parcours le front de mer; ce n'est pas vraiment une voie rapide mais sa largeur, sa linéarité et les multiples retraits ménagés par le bâti concourent à faire accélérer les voitures.
Côté mer, une mince bande de sable gris, envahie par les algues, est surplombée par une promenade ; pas d'arbres, de rares bancs et une interminable file de véhicules qui stationnent sous le le soleil brûlant.
Côté terre, des bâtiments commerciaux bas, de larges hôtels et quelques complexes balnéaires, dont quelques-uns sont abandonnés, constiuent un front discontinu.
Plus loin, la voie s'éloigne de la côte et des villas sur piloti sont déjà prêtes pour le prochain ouragan.


Galveston, Dead City ?

Extrait d'un article en ligne "America’s Ten Dead Cities: From Detroit To New Orleans" 
publié en Août 2010 par le site 24/7 Wall street Wire.

La ville insulaire de Galveston est classée en dernière position sur la liste des 10 villes les plus moribondes des Etats-unis.
A 60 miles de Houston, la ville est le débouché naturel de la ville sur le Golfe du Mexique. Ancien port majeur, ancienne "Sin City" locale, la ville a vu son destin lui échapper ouragan après ouragan.

"A city does not die when its last resident moves away.  Death happens when municipalities lose the industries and vital populations that made them important cities.
The economy has evolved so much since the middle of the 20th Century that many cities that were among the largest and most vibrant in America have  collapsed. Some have lost more than half of their residents. Others have lost the businesses that made them important centers of finance, manufacturing, and commerce.
[...]
Galveston #10
This Texas city was one of the largest ports in the US a hundred years ago. It was also the location of one of the greatest natural disasters in American history. In 1900, a hurricane killed between 6,000 and 8,000 people. In the decades after the hurricane, Galveston became a major tourist center due to its location on the Gulf and proximity to several larger Texas cities. Galveston was also a major military recruitment center during WWII. The cause of Galveston’s demise is unique. It had become something of the Sodom and Gomorrah of the southern US. There was a large gambling industry there, some of it illegal, which was controlled by criminals. In the late 1950s,Texas state authorities successfully attacked local organized crime. The regulated tourist trade could not replace the illegal business. Galveston’s port and hospitality industries had begun to improve, but where trampled by the effects of Hurricane Ike in 2008. The event destroyed a large part of the city’s tax base, and set back the tourism industry once again."

Aujourd'hui, le port s'est spécialisé dans la maintenance des équipements pétroliers. Les plateformes sont visibles depuis la côte, la richesse locale est loin en mer.
L'ancien centre multiplie les bâtiments abandonnés, parfois transformés en lofts (plutôt luxueux d'ailleurs) et quelques bars et boîtes de nuit permettent au secteur de survivre.
Une grande bande de sable gris (assez rare le long de cette côte marécageuse) attire une population joyeuse (On reparlera de la côte un peu plus tard).

Alors, une "Dead City" cette Galveston ?
La proximité de Houston et le monopole du sable blanc la maintient encore sous perfusion.
Touristique elle survit encore et présente ces beaux restes décatis aux foules balnéaires. L'ambiance demeure singulièrement destroy et terriblement décalée : Detroit-les-bains !



jeudi 21 juin 2012

Sugar Land, company town or incorporated City

Le statut de Sugar Land, à 20 miles au Sud-Ouest de Houston n'est pas certain : ville nouvelle d'équilibre de la métropole, "edge city" à la croissance incontrôlable ou opération immobilière privée devenue communauté ? Sans doute un peu de tout ça.

L'histoire de Sugar Land, en quelques dates apporte une partie de la réponse :

1843 : fondation de la Imperial Sugar Company. La société règne en maître sur vaste domaine marécageux et humide aux confins du Texas tropical et au contact de de la Brazos River. Les esclaves noirs fournissent la main d’œuvre. La compagnie prospère.
1861 et 1864, deux ouragans successifs réduisent la production à néant.
1865 : fin de la guerre de sécession, le colonel E.H. Cunnigham achète la société et entreprend de moderniser la production de sucre. Un moulin est construit, opéréré par des détenus fournis par le système pénitentiaire texan.

1908 : la famille Kempfer de Galveston achète les 21 km² avec pour ambition de transformer "Sugar Land" en une cité modèle possédé et géré par la compagnie.
De 1910 à 1959, cette "company town" est virtuellement indépendante. La firme construit maisons, écoles, hôpitaux et commerces locaux. Des quartiers spécifiques sont dédiés aux employés noirs qui sont strictement séparés des employés blancs.
Durant les années 50, le besoin de logements conduits à la création du quartier "Venetian Estate" et "Oyster Creek".
1959 : à la suite d'un vote local, Sugar Land devient officiellement une ville.T. E. Harman est son premier maire. Il poursuit le développement avec beaucoup de succès.
1977 : La compagnie Sugarland Properties Inc. met au point un plan de développement sur 30 ans pour une nouvelle "master-planned communit" sur une surface de 40 km² : la First Colony.
Le projet prévoit un town center, de larges ceintures vertes, des golfes et des lacs artificiels pour plusieurs quartiers au standing variés.
1980-90 : graduellement, les cols blancs remplacent les cols bleus et de nombreuses industries de service s'installent à Sugar Land (Fluor, Schlumberger, Unoca)
1997 : ouverture du First Colony Mall. First Colony est incorporé à la municipalité de Sugar Land. La population dépasse les 60.000 habitants.
2000 : avec le plus fort taux de croissance urbaine du Texas, Sugar Land devient la deuxième municipalité de la métropole avec près de 75.000 habitants.
2003 : fermeture de l'usine de raffinage de sucre de la Imperial Company.
2006 : CNN et Monay magazine classent Sugar Land en troisième position dans la liste des "100 Best Cities to Live in the United States".
2007 : CQ Press classe Sugar Land en cinsquième position dans la liste des "Safest Cities in the United States"

2008 : Minute Maid installe son siège mondial à Sugar Land.


Aujourd'hui ni marais, ni esclaves, pas de colonie pénitentiaires et le passé industriel disparait devant les services. La projet de "First Colony" est aboutie et autour d'un town center piéton (avec ses 3 gigantesques parkings silos gratuits) se développe un shopping mall à ciel ouvert et de confortables quartiers résidentiels verts et cossus. Les architectures sont coordonnées et le même vocabulaire patricien et historique développe un univers urbain où l'on se surprend à attendre l'arrivée des "pères fondateurs".
Le "Venitian Lake" est toujours là mais a visiblement changé de standing.

La colonie sucrière a changé de dimension. A la mairie, on parle d' "incorporated city".










mercredi 20 juin 2012

De retour sur Westheimer Road

Retour matinal sur Westheimer Road.
Nous étions déjà venus ici l'an dernier et ce matin, l'idée est de se dégourdir les idées et l'appareil photo en révisant une de nos avenue préférée de Houston. Nous voilà donc à nouveau lancés sur ces 25 miles d'asphalte qui du quartier du Downtown relient en ligne droite le Georges Bush Park aux confins de la tâche urbaine de Houston.
Les premiers miles semblent valider nos impressions précédentes : univers commercial structuré par les différentes chaînes de fast-food et de commerces, surabondance des signes, rythmes des implantations à toute échelle (des colossaux Wallmart aux minuscules échoppes de Taco Bel.
La visite des arrières cours commerciaux nous permet de discerner différents fronts : fast-food et stations essences comme enseigne d'appel, grandes et moyennes surfaces mises à distance par les parkings et implantation sauvage d'échoppes plus ou moins rutilantes. Dans cette juxtaposition baroque, les "titis bar" côtoient les "pawn shop".
Ensuite, la complexité du tissu rencontré se fait plus grande. Des condominiums se sont glissés dans ce schéma trop simple. Visite d'un ensemble de 300 appartements : salle de sport, piscine, jardin de poche et immenses parkings extérieurs ceinturant l'ensemble. C'est plutôt vert et en bon état mais définitivement concentrationnaire. Ici aussi, à un premier front de logements collectifs, succède une arrière cour de maisons de banlieue. L'avenue de Westheimer Road est donc plus mixte qu'il n'y paraît. Le fait que Houston soir la plus grande "unzoned city" des États-Unis (cad sans plan de zonage)n'y est pas pour rien.

L'effet de coupure produit par cette grande ligne n'en est que plus impressionant ; ce boulevard typique délivre presque le vocabulaire classique de l'urbanité de Houston.






mardi 19 juin 2012

Houston !

De retour dans la ville pétrole pour le départ de cette deuxième saison.
"Life is sweet" dit-on ici tant il est vrai que rien ne semble pouvoir enrayer l'économie florissante de cet émirat pétrolier qu'est le Texas.
Les crises économiques successives ne semblent pas avoir cours ici : les sub-primes n'ont pas entamées le marché immobilier, la dette ne ralentit pas la consommation. Grosses voitures, gigantesques échangeurs, le développement à l’œuvre ici tient autant de la performance que de l'auto-caricature.

Tendanciellement, la sobriété des nouvelles voitures devient un argument commercial et la prise en compte de l'environnement colonise les discours.
Clignons les yeux et rêvons un peu, et si la crise énergétique interrogeait ici aussi la construction de la ville ?


samedi 2 juillet 2011

Buffalo Bayou

La rivière Buffalo, qui prend sa source à l'ouest de Houston, traverse la ville en ceinturant le Downtown, et termine sa course dans le port, a longtemps été une rivière oubliée.
Plusieurs initiatives plus ou moins récentes ont contribué à sa redécouverte. Environnementale, ludique, dépollutive, immobilière, universitaire, ces actions ne semblent pas avoir été concertées et le résultat de cette somme de bonnes volontés, mêmes focalisées sur un même objet ne peuvent que porter à s'interroger.
Dans cette ville si dépendante de l'automobile et plus largement si indissociable de l'industrie pétrolière le "Greenwashing" est aussi à l'oeuvre.
Les sections aménagées de la rivière, les efforts pour diversifier les énergies renouvelables (ici déjà 33% de l'électricité serait éolienne), les parcs publics aménagés sur des parkings (Discovery Green financé par BP) et même une courte ligne de tramway toute neuve parviendront-ils à transformer en profondeur "Oil City" ?
A suivre.





Sources : Buffalo Bayou Partnership, association de valorisation de la rivière
"On the Banks of Bayou City", livre d'analyse par The Center for Land Use Interpretation

Shanghaï / Houston

Entre les deux peu de points communs si ce n'est ces échangeurs à perte de vue et tous plus impressionnants les uns des autres.
Quand Shanghai les rajoute au coeur du centre ville, Houston se construit et se déploie autour.



vendredi 1 juillet 2011

Unzoned city

Houston est la plus grande ville non zonée ("unzoned") des Etats-Unis.Avec ses 5,5 millions d'habitants dans l'agglomération (2,2 dans la ville même contre 45 000 hab en 1900), cette 4ème agglomération présente une structure urbaine claire, une maille urbaine efficace et une flexibilité certaine dans son développement. Ni composition, ni programmation, les juxtapositions les plus improbables et les formes urbaines les plus indéfinies font ici figure de règle. Une même déférence à l'automobile et le jardinage comme religion définissent l'identité du lieu.





jeudi 30 juin 2011

The Port of Houston

Le centre de la ville de Houston n'est qu'à 50 miles du Golfe du Mexique.
La rivière du Buffalo Bayou qui le traverse s'élargit vers l'Est en un estuaire naviguable. Une colossale zone industrielle s'étend de part et d'autres de la voie d'eau : The Port of Houston.
La zone est intéressante et depuis les quartiers pauvres de l'East Houston se développe une aire peuplée de cuves gigantesques, de torchères, d'usines pétrochimiques, d'installations industrielles ou de bars routiers improbables.
A l'extrémité, un parc désolé et un momunment : Le San Jacinto Momument.
Du haut de cette colonne solitaire de plus de 400 feets, la raison d'être économique de la 4ème ville des Etats-Unis s'étend sous nos pieds : Petrol-Town.
Le regard se perd à l'horizon et revient à nos esprits ce vieux proverbe des pionniers du pétrole : "Where there is oil, there is hell."

L'enfer n'est pas pour tout de suite mais la désolation règne déjà.