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samedi 6 août 2011

Cleveland rocks... ou pas

Cleveland rocks … ou pas.
La Rock and Roll Hall of Fame Foundation, fondée en 1983, s’est fixé comme objectif de trouver un site et un financement pour la création d'un musée du Rock n’ Roll.
Suite à une efficace campagne de communication, une pétition de 600.000 personnes, un sondage décisif dans le journal USA Today, des promesses financières, la ville de Cleveland fut déclarée lauréate de la compétition.
L’argument massue de la ville était en outre le suivant : bien que la ville de Cleveland n’ait jamais produit aucun groupe de rock à succès elle possède une gloire locale, le disc jockey Alan Freed qui aurait inventé le terme rock n’ roll en 1951.
Le musée, panthéon du rock, a ouvert en septembre 1995. Il est l’œuvre de I.M. Pei, architecte de la rénovation du Louvre et propose un parcours très informé sous une verrière très laide. Le musée est très peu fonctionnel et relativement laid. Son implantation est hasardeuse et prouve involontairement que la ville de Cleveland a perdu son rapport avec le Lac.

Entre une voie rapide et un gros stade de base-ball, sur un tas de remblai versé sur le lac et sous une pyramide au rabais, Cleveland rocks… ou pas.



vendredi 5 août 2011

Cleveland rocks ?

En Amérique, les quartiers du downtown sont toujours très déserts en dehors des heures ouvrables. Soir, week-end les rues se vident et les silhouettes aperçues par hasard sur les trottoirs ne manquent pas de paraître inquiétantes.
A Cleveland le quartier du downtown a la particularité d’être vide tout le temps. Effet du mois d’août ou hyper-réactivité du tissu économique local à la conjoncture mondiale, le constat est implacable : Cleveland est vide en cet été 2011. Le promeneur qui de manière incompréhensible aurait malgré tout décidé d’arpenter ces trottoirs ne trouverait ici ni Starbuck's coffee, ni Macdonald's ce qui en Amérique relève de l'étrange.
Que le "Warehouse district" présente de belles architectures industrielles bien reconverties, que le patrimoine soient ici exceptionnel (notamment un étonnant Rockfeller Building qui rappelle l’origine de la fortune légendaire de ce baron bandit), que le quartier des "Flats" propose à la location des lofts bien situés, que le mythique stade des Indians soit tout proche ou que le City Hall ne soit pas sans rappeler le niveau des gratte-ciels staliniens de Moscou n’y changera rien.
Cleveland rocks mais tout seul.