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mardi 14 août 2012

Portland Food Carts

Food court ou food cart ?

Le Food court, dans le jargon des centre commerciaux et des aéroports, correspond au lieu de rassemblement de quelques débits alimentaires qui partagent ponctuellement tables et chaises. Soit un espace souvent clôt, bruyant et odorant où des vendeurs de fast-food franchisés proposent toute leur richesse culinaire.

A Portland, et à Portland uniquement, le "food cart" correspond à un autre type d'institution.
Croisement local de la caravane et de la baraque à frites, les "carts" de Portland n'en constituent pas moins la quintessence de l'expérimentation culinaire urbaine.
L'existence des "food carts" se base sur deux éléments structurants.
Dans cette ville décalée, versée dans les contre-cultures en tous genres, l'initiative individuelle est toujours regardée de façon positive. Vivant au cœur une ceinture verte permettant tous les échanges possibles entre les espaces agricoles et urbain, les habitants de Portland semble avoir pris en main leur alimentation pour la placer sous le commandement du goût et de la variété.


Installées au coin de deux rues, regroupées par grappes à l'extrémité d'un parking, ces échoppes colorées et thématiques ont envahies toute la ville.

Cuisiniers d'élites réfugié conjoncturellement dans un camion, jeune couple branché ayant trouvé ainsi une façon de prendre pied économiquement dans Portland, minorité faisant profiter de son savoir faire spécifique, figure locale institutionnelle, association économique trouvant un débouché à ses produit : à chaque cart son goût et son histoire particulière.


Procédure d'installations simplifiées accordées par la municipalité, attention rigoureuse mais bienveillante de la part des services de l'hygiène et mise en réseau local, il s'agit bien ici d'une institution.

Si Portland ne comptait que 150 "food carts" en 2001, il existerait aujourd'hui plus de 450 façon de manger sur le pouce. Un site internet répertorie et classe cet univers gastronomique en perpétuelle évolution : http://www.foodcartsportland.com
Très bon, très frais, drôle et décalé : "This is so Portland !"






dimanche 12 août 2012

Portland Hipster City : from Hawthorne Blvd to Division St, from Clinton to Alberta St

Weird, non alignée et indépendante, la ville de Portland concentre presque naturellement une importante communauté de "hipsters".
Jeans étroits et chemises à carreaux, grosses lunettes vintages et tatouages discrets, moustache ou barbe pour les garçons, vélo à pignon simple ("fixie") et labtop de chez Apple, le look streetware sage des hipsters de Portland semble tout droit sorti du dernier catalogue d'American Apparel.

Sur la rive Est de la Willamette River, plusieurs rues font figure de lieu de rassemblement.
Dans le très branché "South-East Portland" on retrouve Hawthorne Boulevard, Division Street et  Clinton Street.
Plus au Nord, Alberta Street et Mississippi avenue sont d'autres lieux de rassemblement.



Ces espaces ont de nombreux points communs. Boulevards commerciaux, ils organisent un alignement de commerces et de restaurants branchés sur lesquels s'adossent des quartiers de maisons individuelles. Plutôt pauvres à l'origine, ces quartiers se gentrifient à grande vitesse : nouvelles pratiques pour de nouvelles populations


Sur Alberta Street, un panneau rappelle la cruelle réalité historique qui a contribué au moindre-développement de ces secteurs dans les années 60 et 70 : la pratique de du "red lining" autour des ghettos noirs : "Portland's historic Redline District. In Portland's past, "redlining" practices created exclusionary zones for "Negroes and Orientals," by real estate, banking and insurance companies. Agents could lose their licenses for crossing this color barrier. Now urban gentrification displaces low-income families, as the remaining affordable housing stock in this area disappears."

Ces quartiers, très attrayants, attirent une population importante : de nombreux chantiers de petits immeubles collectifs sont en cours. Ici la gentrification "cool" s'accompagne donc d'une densification.
Café Latte et micro-brasseries sur les terrasses des boulevards, maisons délabrées et fraichement rénovées sur les espaces arrières : la photo instantanée révèlera des quartier mixtes.

Fermez les yeux un instant (ou revenez dans quelques temps) et tout aura changé.








PS : Ces lieux sont définitivement très drôles et très intéressants.
Infos glanés au passage.
Des riverains du Hawthorne Boulevard se sont mobilisés avec succès il y a quelques  années contre la construction d'un restaurant Macdonald's. (José si tu nous lis....)
Le groupe de musique du MarchFourth Marching Band a écrit une chanson,  "Fat Alberta",  sur la gentrification de la Alberta Street.
Les rues de Clinton et de Division possèdent leur propre syndicat d'initiative : la Clinton/Division Business association.


jeudi 28 juin 2012

Austin 6th street

Combien de rues américaine ont elles le même statut ou la même aura ?

La Bourbon Street de New Orléans est plus déjantée, le strip de Las Vegas est clairement à une autre échelle, la marketing Street de Celebration plus artificielle, l'on pourrait multiplier les exemples sans retrouver l'atmosphère particulièrement fraîche de la 6th Street.

Un bar musical sympathique après l'autre, un Beer Garden succédant à un bar obscur d'où s'échappe un blues épais et sirupeux.

Du warehouse district huppé au sud jusqu'à l'autoroute I35 et le centre local de l'Armée du salut au nord, la 6th street effectue une coupe sociologique dans le tissu plutôt vivant et habité du centre de Austin. La large collection de bâtiment victorien (développée à partir de 1880) qui constitue la rue n'y est pas pour rien ; on dit ici que cest dans l'ancienne Pecan Street que se trouve l'esprit d'Austin.






mercredi 27 juin 2012

"Keep Austin weird"

Le slogan est partout et se décline à l'envie.

"Keep Austin beered" (dans une brasserie artisanale), "Keep Austin beared" (pour les barbus) ou même en un présomptueux "I keep Austin weird".

Ville étudiante et alternative, la cité texane s'est auto-proclamée capitale mondiale de la musique Live. Concentration d'étudiants, de jeunes professionnels décalés et de non alignés multi-tatoués, les foule transpirent ici une atmosphère bien différente de celles de Dallas la sérieuse ou de Houston friquée.

Ici les piscines sont à l'eau thermale et installées dans le lits des rivières, les légumes sont locaux, les burgers sont éthiques, la musique et vivante et les 1113°F (45°C) ne découragent pas les cyclistes. Partout des terrasses ou des patios brumisés ouvert sur les rues. Les grandes chaînes de fast-food sont repoussées en banlieue et sur la Colorado  river les kayaks se croisent calmement. Un des ponts de la ville est célébre mondialement pour la colonie de chauve-souris qu'il accueille dans ses arches (la plus grande concentration d'Amérique du Nord). En appelant la hotline de la société protectrice locale on peut savoir si et quand elles sortiront en un nuage dense et spectaculaire. 
Le million et demi d'habitant de l'agglomération et le statut de capitale de l'Etat n'empêchent pas Austin de conserver un statut particulier.
L'apres midi de notre passage, une manifestation rassemblait des supporters d'Obama qui réclamaient à grands cris l'instauration d'une sécurité sociale à l'américaine.
A-t-on besoin de vous dire qu'on aime bien Austin.